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Les habitations que l’on trouve en Titanie reflètent deux notions essentielles : d’un côté, le lieu où les Titaniens passent leur nuit et la plupart de leurs journée pendant la saison froide, et qu’ils pourraient sans aucun doute indiquer comme leur maison, ne coïncide presque jamais avec celui où ils consomment leurs repas ; de l’autre côté, l’absence de notion de propriété privée et le haut degré de mobilité des Titaniens sur le territoire de l'île se reflète également sur leur domicile.

Deux variantes sont prévues :

  • les tentes (Kàdhir)
  • les maisons (Katvém)

Les deux types de logement peuvent être définis comme communs, car selon la coutume titanienne d’exclure presque totalement la propriété privée des immeubles, aucune habitation n’appartient à personne et il revient aux habitants de se mettre d’accord pour leur répartition, leur aménagement et leur entretien.

Intérieur Modifier

À l’intérieur des deux types d’habitation, chaque habitant possède son dhishvùr près duquel il réunit ses affaires.

On y trouve également un ou plusieurs autels domestiques, appelés en titanien Lishukvém.

Lishukvém - 1

Un Lishukvém

Pour ce qui concerne le chauffage, au centre de tous les types d'habitation se situe une sorte d'âtre dénommé Këdhén màlégvém (litt. « souffle chaud »).

Pour ce qui concerne les services hygiéniques, aucun système d’égouts n’ayant jamais été envisagé en Titanie, les habitants font leurs besoins dans des récipients en bois, puis soit ils les vident dans un cours d'eau ou dans la nature, soit ils les utilisent comme engrais.

Kàdhir Modifier

Les tentes constituent essentiellement des habitations temporaires, utilisées dans le seul but d'avoir un abri dans des lieux isolés, ou bien simplement pour en créer un plus rapidement autour du centre des villes ou des villages.

Les tentes sont composées par un espace unique autour d’un Këdhén màlégvém, ou bien, dans les tentes plus petites, d'un simple feu (en titanien, Weshvés), assurant le chauffage. Tout autour, on y trouve des lits, qui servent de sièges pendant la journée, avec des récipients en bois appelés Këpokvèrè (« boîtes ») contenant les effets personnels et les vêtements des habitants, et éventuellement une ou plusieurs tables basses près du feu, où se posent la nourriture et les boissons, dans cas où le kàdhir se trouverait loin d’un restaurant public, sans lequel les habitants sont obligés de manger dans la tente. La seule ouverture, marquée par un cadre en bois avec un symbole protecteur, est la porte d'entrée, à l’opposé de laquelle se trouve traditionnellement le lit du chef de famille, ou en général de la personne la plus âgée.

Kàdhir

Un Kàdhir dans les monts des Lions

Le kàdhir est facilement montable et démontable en quelques heures, ce qui en fait une habitation idéal pour se déplacer fréquemment d'un lieu à un autre. Il existe également de très gros kàdhirvèrè sur chariot (Wùtvér), le chariot pouvant être tiré par des chevaux pour éviter de la démonter, ou encore des kàdhirvèrè très petits, appelés Dhatànkén kàdhir, soit « kàdhir volant », utilisés uniquement par les couples.

Katvém Modifier

Les maisons, en titanien Katvém, se différencient entre elles par le matériau de construction.

Les maisons les plus anciennes, les Katvèmér proprement dites, présentent une structure en pierres communes, liées entre elles par des liants hydrauliques simples, assurant également l’isolement des espaces intérieurs, voire de pierres de shopvém, une roche claire, résistante et largement disponible partout sur l’île, mais réservée de manière presque exclusive aux temples. On trouve des édifices en bois en Skaradie et dans le Napkidh du nord.

Voici des Katvemér traditionnelles :

Le toit est en chaume, constitué de paille de blé (Tikén wosvér).

Les katvèmér n'ont jamais d'étages, car le contact avec le sol est fondamental. Seule une épaisse couverture en chanvre décorée dénommée Shërvér couvre le sol et maintient la chaleur.

L'âtre domestique, le Këdhén màlégvém, se situe toujours au centre. Une cheminée plate à ras du toit, dénommée Délvùr, s'ouvre en correspondance. Elle présente une couverture pour éviter que l’eau de la pluie puisse entrer.

Le katvém peut présenter une subdivision interne avec de larges salles et de petites chambres s'alternant sans solution de continuité selon le goût des habitants.

Dhegipénf katvèmér Modifier

Une révolution dans la technique du bâtiment est survenue vers la moitié du XIe siècle, lorsque en Estanie a commencé à se répandre l'utilisation du béton de chaux, en titanien Dhilvér.

Ce matériau, armé avec du chanvre, a donné lieu à des habitations assez basses et petites, appelées en titanien Dhegipénf katvèmér, soit « maisons légères ». Elles présentent une cheminée latérale, appelée simplement Weshvés (= feu) et collée au mur, et une ouverture centrale en wishepvés, assurant à la fois l'éclairage et la récolte de l'eau de pluie, par sa forme concave.

Les formes et les dessins très particuliers des dhegipénf katvèmér, ayant été plusieurs fois définies même comme une forme d'art moderne, représentent l'une des images typiques de la Titanie dans le monde.

Notes et références Modifier