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La littérature titanienne (en titanien, Hàwvém) constitue la production de textes écrits en langue titanienne et en gaélique irlandais ayant vu le jour sur l'île de Titanie.

Description générale Modifier

Lorsqu’on approche la production écrite titanienne, il faut surtout retenir deux notions principales qui la différencient nettement de la notion de littérature telle qu’elle est conçue de nos jours au niveau global.

La première différence concerne les sources. L’an 441 ap. J.-C. marque pour l’histoire titanienne un tournant fondamental, lié essentiellement au début du calendrier. Cet événement majeur ne représente pourtant en réalité que la directe conséquence d’une découverte sans aucun doute beaucoup plus importante pour la formation de l’identité culturelle titanienne : l’écriture. À la différence de plusieurs autres civilisations, la faculté d’écrire n’a jamais constituée un privilège réservé à une minorité élitaire au sein de la société titanienne. Au contraire, maîtrisée par les Tinështèmér, elle a été considérée dès le début comme un nouveau et puissant instrument à mettre à la disposition de toute la communauté le plus rapidement possible. En ce sens, le fort sentiment communautaire des Titaniens s’exprima, d’un côté, à travers l’activité d’alphabétisation dont se chargèrent les moines dans les Nëshàrvèrè, mais une autre conséquence de la pensée et de la conception du monde titanien a marqué cette étape : la littérature titanienne n’a jamais connu ni d’auteurs, ni d’autrices.

La raison pour laquelle les ouvrages qui nous sont parvenus ne présentent jamais ni de noms, ni de références peut s’expliquer de façon assez simple par une concentration de l’importance liée au contenu et non pas à l’auteur ou autrice. Le mot Hàwvém, qui a été traduit par « littérature », indique en titanien la notion d’une pensée qui est mise à l’écrit pour être conservée : comme on le voit, le focus est posé sur le contenu, sur ce qu’il est utile de conserver.

La seconde grande différence de la littérature titanienne concerne la mise à jour constante des ouvrages. Si une partie de la production nous est parvenue sans doute assez fidèle à l’originale, il reste toutefois la partie restante qui n’est pas définitive, mais qui au contraire reçoit depuis des siècles des rajouts de manière constante et irrégulière. Le rapport entre la littérature « fixe » et la littérature « en évolution » pourrait raisonnablement être de 50%-50%.

Langue Modifier

Les ouvrages littéraires ont tous été rédigés en moyen titanien et recopiés par la suite en titanien moderne. Pour ce qui concerne les ouvrages « ouverts », à savoir ceux qui sont mis à jour constamment, les parties en titanien moderne ont été rédigées approximativement à partir du VIIe siècle .

Ouvrages Modifier

Voici de suite une liste des principaux ouvrages de la littérature titanienne. Bien sûr, une large partie de littérature folklorique a toujours été transmise à l’oral, comme pour plusieurs autres peuples du monde.

Les livres des Tëgkedhvèsén (Dhewhvés Tëgkedhvésnén) Modifier

Chaque siège de Huménhëdh en possède un, où les membres peuvent proposer une nouvelle contribution, à condition que tous les autres soient d’accord. Le plus ancien est celui du Huménhëdh de Ragsén, remontant sans doute à 412 ap. J.-C., à savoir l’année suivante le début du calendrier titanien, qui représente ainsi le premier exemple de texte écrit titanien. Ceux de Harishir et de Hatléks ont été établis au cours des deux années suivantes. En général, très peu d’informations sont disponibles sur ce type d’ouvrage, à cause du caractère strictement adressés aux Titaniens et, par conséquent, à l’accès très réservé, presque impossible, pour les étrangers.

Trois livres y trouvent place :

a.    Le livre des maximes (Dhewhvés hékstè dhukrëpvéndè) – contenant des proverbes et des maximes ;

b.   Le livre de la pensée (Dhewhvés hékst rimshvùrd) – qui recueille les textes qui étaient lus publiquement à la population lors des principaux événements, mais pas forcément pour toutes les fêtes : il arrive parfois que, lors d’un événement important, les autorités n’aient rien à dire. Ils expriment les réflexions et/ou les décisions du Conseil ;

c.    Le livre des règles (Dhewhvés hékstè dhigvùrdn) – le recueil des lois de la région.

Les livres du Nàth (Dhewhvés Nàthvéndt) Modifier

Ils sont souvent définis comme une sorte de « Bible » titanienne, car ils racontent la création du monde, qui évidemment se borne à l’île de Titanie, et de ses premiers habitants, aussi bien Hommes qu’animaux.

Deux livres y trouvent place :

a.    Le livre du début (Dhewvés hékst hemethvésn) – c’est le livre qui décrit la manière dont les Titaniens conçoivent le monde et la vie, sans aucun doute le plus incontournable pour comprendre la mentatlité titanienne. Il se divise en deux parties : la première présente la description de la Nature (mëshuptér), entité principale du Dhàwkàn, tandis que la seconde décrit la naissance du peuple titanien, sorti du mont Klùdh à travers la grotte de Hàr, où il serait arrivé « à travers l’eau », et l’époque dite « des disparus » (Hérn shinrvùr hékst jàhëmdhèkù), lorsque tous les êtres vivants étaient aveugles et l'île était peuplée par des êtres appelés Hèjdàrtèmér, semblables à des dragons, qui vivaient dans les Plaines[1] et le haut-plateau de Nàth. Il se conclut par une merveilleuse description d’un monde sombre, parmi les plus beaux moments de la littérature titanienne ;

b.   La vie de Shènà (Hérn weshvés Shéntùrdt) – divisé en quatre parties, ce livre contient la description des esprits de la nature, l'histoire de la création du Shàrim, le récit de la création spontanée naturelle de Shinam et de Nuvàp et de l’apparition de la lumière sur la Terre avec la disparition de la cécité des êtres humains[2], et enfin l’histoire de Shènà, de son voyage et de sa mort. Même si les Titaniens pensent que Shènà est l’auteur de ce livre, plusieurs spécialistes ne le considèrent que comme un personnage légendaire.

Le livre de la mémoire (Dhewvés hékst hiptarvénm) Modifier

Il présente des enseignements et conseils écrits par les maîtres et les maîtresses (Henrhantèrè et Henrnëntèrè ou Henrshèklitèmér respectivement) du monastère de Twàrim. C’est un texte de base pour les activités des monastère, exerçant par conséquent une influence majeure sur la culture titanienne, au point qu’il a été ensuite réécrit en 3 copies, au VIe siècle, qui ont été amenées aux trois autres nëshàrvèrè. Cet ouvrage est structuré entièrement en forme de récit, dans le style rappelant parfois les œuvres de Socrate. Loin de donner des règles, ce livre sert de guide et sous forme d’archive d’expériences significatives. Les quatre monastères ont toujours partagé les mises à jour effectuées par chacun d’eux à travers un mécanisme de bouche-à-oreille entre les maîtres et les maîtresses qui voyageaient et partageaient leur connaissances.

Il se compose de trois livres :

a.    Le livre des récits (Dhewvés hékstè dhirëpvéndè) ;

b.   Le livre des conseils (Dhewvés hékstè tèrémvénmér) – ce recueil contient des conseils et des maximes d’ordre plutôt spirituel, alors que les livres des Tëgkedhvèsén se penchent sur un côté plus pratique ;

c.    Le livre des chansons (Dhewvés hékstè nëshàrvéndè) – contenant la plupart des prières chantés dans les monastères (en titanien, Nëshàrvér).

Les lettres à la patrie Modifier

Un recueil de lettres écrites en gaélique irlandais par les réfugiés irlandais à Nokértwél au XVIIe siècle. Ils écrivaient toujours leurs lettres en deux copies, dont une était gardée pour souvenir. Aucune réponse n’est présente, à cause de la censure exercée par les Anglais, également parce qu’ils ne comprenaient pas ce qui était écrit. Les Titaniens considèrent ces textes comme une partie de leur littérature, alors qu’ils n’ont jamais été traduits en titanien ;

Les poèmes (Këmthvèrè) Modifier

Ce recueil de textes, provenant surtout de Skaradie, comprend le seul exemple de poésie titanienne. Le mot Këmthvér, qui définit le genre des définit en titanien une notion à mi-chemin entre la poésie et la chanson, car tout texte qui n’ait pour but l’archivage et la mémoire est destiné à être chanté.

Il se compose de deux livres :

a.    Les chansons de l’arc-en-ciel (Këmthvèrè vehom hosn whegén nukvùnm) – un recueil de poèmes de plusieurs auteurs anonymes ;

b.   d’autres textes individuels.

Le livre de l’agilité (Dhewvés hékst nùshikvénm) Modifier

Livre en forme de récit et de maximes, représentant le texte fondamental pour l’apprentissage du Themshin.

Notes et références Modifier

  1. Pour cette raison l'animal symbole de la Revnadie est un dragon.
  2. La vue appartenait avant seulement aux autres êtres vivants

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