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Le livre du Nàth (en titanien, Dhewhvés Nàthvéndt), également le livre du début (Dhewvés hékst hemethvésn), est l'un des principaux ouvrages de la littérature titanienne.

Description Modifier

C'est sans aucun doute l'ouvrage le plus important et le plus charmant de la littérature titanienne.

Son nom est tiré du haut-plateau de Nàth, qui autrefois était le nom du fleuve Nàthir aussi, qui jaillit du mont Klùdh, d'où le peuple titanien serait né, et parcourt l'Estanie occidentale et la Revnadie méridionale.

À la différence de la plupart des principales philosophies et visions du monde, du christianisme au bouddhisme, le Dhàwkàn ne conçoit ni de début, ni de fin. L'autre nom par lequel ce livre est connu se réfère donc au début de la conscience humaine du monde actuel, ce qui n’implique guère que la Nature doive en suivre le développement et/ou la décadence éventuels.

Structure Modifier

C'est un récit en prose, caractérisé par des phrases courtes et par un langage très évocateur. Il ne présente aucune division en chapitres ou parties.

Trame Modifier

Le récit commence à l'époque des disparus (Shinrvùr hékstè jàhëmdhèkénf). Le livre du début ne présente aucun récit de création. Les ancêtres des Titaniens seraient arrivés dans le mont Klùdh « à travers l'eau », ce qui ferait référence à l'hypothèse d'une migration à partir du continent américain.

À l'époque des disparus, les êtres humains étaient asexués, muets et aveugles. La seule façon dont ils pouvaient s'orienter était par l'ouï, dans l'obscurité du mont Klùdh, où aucune structure sociale ne les liait les uns aux autres. L'île était peuplée par des êtres appelés Hèjdàrtèmér, semblables à des dragons, qui vivaient dans les Plaines[1] et le haut-plateau de Nàth, qui chassaient les autres animaux pour survivre, et par les esprits de la nature.

Parmi les disparus vivait Shènà. Un jour, un ours qui fuyait un dragon et entra dans la grotte de Hàr, seule entrée possible au monde souterrain où vivaient les disparus. Effrayé par l'obscurité mais incapable de sortir, où le dragon l'attendait, l'ours commença à hurler et à s'agiter. Shènà, qui vivait près de l'entrée, l'entendit et s'approcha sans peur. Il l'embrassa, le calma et lui donna à manger des racines qui poussaient dans le sous-sol. Le dragon s'en alla et l'ours put sortir. Quelques jours après, un loup subit le même sort de l'ours et entra dans la grotte pour se protéger. Shènà entendit ses hurlements et l'aida aussi, jusqu'à ce que le dragon s'en alla. Le loup alors chercha à communiquer avec lui. Par sa sensibilité, Shènà comprit ce que le loup voulait lui dire : il le poussait à sortir, lui et ses similaires, pour découvrir les beautés de l'île. Les loups les auraient aidés à s'alimenter et à chasser, ils leur auraient fait découvrir les secrets des plantes pour se soigner. En échange, il lui demanda de l'aide pour les protéger des Hèjdàrtèmér, qui étaient des prédateurs invincibles. Shènà fut touché par le message du loup, mais il n'avait aucune idée de comment convaincre les autres disparus (le texte utilise le mot "amis"). Le loup s'approcha de lui et posa son museau contre son visage. Shènà put voir enfin. Le loup le prévint de ne pas révéler à ses similaires qu'il pouvait voir, et lui confia aussi qu'un secret merveilleux les attendait dehors. Shènà commença alors à parcourir le monde intérieur et son enthousiasme était si vif qu'il put le transmettre à une grande partie des autres disparus qui le suivirent. Une fois rassemblés ses amis près de l'entrée, Shènà attendit que le loup revienne. Il revint avec sa meute et les disparus sortirent pour la première fois de la grotte de Hàr. Il était nuit. Shènà était stupéfié par tout ce qui l'entourait, mais ne dit rien. Un dragon les flaira et s'approcha du mont Klùdh. Shènà était effrayé et charmé en même temps par le dragon. Soutenus par Shènà, les disparus protégèrent la meute des loups forts du pacte de fidélité qui les avaient unis. Toutefois, le dragon était trop fort. L'ours qui avait été aidé par Shènà les rejoignit avec sa meute et combattit à leurs côtés. Ce fut en ce moment que le loup que Shènà avait aidé révéla sa vraie identité : c'était Nuvàp, un être créé par la Nature imprévisible et éternelle comme un être concentrant une quantité extraordinaire de lumière et de chaleur, à une époque caractérisée par l’obscurité et le froid. Il reconnut que les Hèjdàrtèmér avaient abusé de leur force et les chassa pour toujours dans le mont Klùdh. Les dragons ne purent pas résister à la force de Nuvàp et reconnurent leur erreur. L'amour et la fidélité que les disparus avaient montrés, unies à l'intervention des esprits de la nature, généra le Vëprimshvùr, ou explosion de Nuvàp. Cet événement, qui créa l'amour entre Nuvàp et Shinam, le soleil, le Shàrim et l'imperfection, donna également à tous les disparus la vue et la parole. Shènà, qui avait vu tout cela, qui avait connu la vraie image de Nuvàp et qui avait vu les esprits de la nature, fut embrassé par Shinam. Sa réaction, dans l’extase, fut de décrire tout ce qu'il voyait et éprouvait. La conséquence fut que Nuvàp, en posant son visage sur le sien, comme le loup avait fait, lui dit qu'il devait quitter l'île pour toujours, pour connaître d'autres lieux et d'autres humains. Les autres disparus, encore étourdis, parvinrent à voir les esprits de la nature, qui se retirèrent tout de suite, mais ne comprirent qu'une partie des mots de Shènà et ne virent qu'une image floue de Nuvàp, alors qu'ils ne saisirent pas du tout l'image de Shinam. C'est pour cela que Shinam n'a pas de représentation, que Nuvàp est représenté de façon incomplète et que le livre du Nàth contient des dessins des esprits de la nature. Shènà rejoignit la côte près de Twàrim, où il bâtit une petite cabane sur les monts dès qu'il aperçut la mer. Cette cabane deviendra le premier Nëshàrvér. Les autres disparus, dénommés désormais humains, convainquirent les autres à sortir du mont Klùdh et fondèrent le village de Hàr, et peu après la ville de Harishir. Le pacte de solidarité et de fidélité avec les animaux n'a jamais été dissous : c'est à partir de cette relation d'amour et de connexion énergétique et empathique qui nacquit la notion d'animal protecteur.

Même si les Titaniens pensent que Shènà est l'auteur de ce livre, plusieurs spécialistes ne le considèrent que comme un personnage légendaire.

Héritage Modifier

L'histoire de Shènà est à la base de la Nuit du souvenir de la vue.

Notes et références Modifier

  1. Pour cette raison l'animal symbole de la Revnadie est un dragon.