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L’événement d’une naissance, le Mëtkvér, est dédoublé dans la pensée titanienne en deux moments : le Jour de la naissance (Gepvés mëtkvénd) et le Jour de l’accouchement (Wripvés).

Jour de la naissance Modifier

Le jour de la naissance coïncide avec le jour où l’enfant est conçu, c’est-à-dire lorsque la mère apprend d’être enceinte. Ce processus s'explique par le mouvement équilibré et constant généré par l'Amour entre Shinam et Nuvàp d'éloignement et de rapprochement des Hëmenvèrè qui flottent dans le Shàrim.
Ce mouvement fait en sorte que des Hëmenvèrè s'approchent des femmes sur la Terre qui conçoivent ainsi leurs enfants. Il est intéressant de souligner que dans la pensée titanienne la naissance des bébés n'est en aucun sens liée à l'acte sexuel.

À cette occasion, un moine (Mùnàh) visite la mère et il lui pose un peu de terre et de l’eau prise directement d’une rivière sur son ventre. Il prononce ensuite une formule appelée Phrase du ciel (Rëppidvér kedhvésn), symbole de la naissance de la vie, associée aux deux éléments fondamentaux de la nature et de la vie, la terre et l’eau.

Jour de l’accouchement Modifier

L’événement lié au Jour de l’accouchement, ou Wripvés, au contraire se fête en famille. Le jour où une femme accouche, un moine (Mùnàh) se rend à sa maison. En Titanie la figure de la sage-femme n’est pas connue, lorsqu'un femme accouche, elle est aidée par ses proches ou par ses amis. Le moine a le devoir de prendre le nouveau-né dès qu’il sort et de le plonger dans une cuvette avec de l’eau froide. Ce rite, dénommé Le bain des fleurs (Kervùr whapvénmér), symbolise le premier défi du bébé, et sa capacité de résister au changement de température implique qu’il sera à même de faire face à tous les défis de sa vie. Le nom même de ce rite s’inspire à la capacité des fleurs de pousser, de grandir et d’être toujours beaux malgré les intempéries.
Dès qu’il retire le bébé de l’eau, le moine doit entonner une formule qui varie selon les régions, parfois de village en village, mais qui est connue sous le nom de Chant de la terre (Këmthdidvér hékst shipvùrd). Le moine cite les noms et prénoms de la mère, ceux du nouveau-né, et une formule de bienvenue parmi les êtres vivants libres. À la fin du chant, le père prend un peu de terre et la pose sur les lèvres de l’enfant, ensuite un peu d’eau prise directement d’une rivière, et enfin les deux parents embrassent le bébé sur la bouche : ce rite implique la présence des trois éléments fondamentaux, la terre, l’eau et la salive. On parle d’être vivant libre, parce que le bébé est maintenant libre d’aller où il le souhaite et où sa vie le mènera.

Vêtements Modifier

Article détaillé : Vêtements titaniens

Dès qu’une fille ou une femme apprend d’être enceinte, le Jour de la naissance (Gepvés mëtkvénd), elle commence a coudre les premiers vêtements de l’enfant avec le tissu de laine de kaptér filé par le père.
L’habileté de coudre et celle de tondre les kaptèrè pour en filer la laine constituent des éléments fondamentaux de l’éducation aussi bien des filles que des garçons.

Les vêtements sont strictement personnels. D’autres éléments, tels qu’un Kishàr (foulard votif), sont cousus avant la naissance, pendant la période entre le Jour de la naissance et le Jour de l’accouchement, constituant une sorte de rite très symbolique unissant les parents et créant un sentiment de responsabilité envers leur enfant. Au cas où des difficultés surviennent, ils peuvent acheter les vêtements auprès d’un artisan (Hëpshegtér).

Dùshtivém Modifier

Dùshtivém.jpg

Un dùshtivém

Il est très important qu’il envisagent également à créer le symbole personnel (Hanén tenwhadhvés) de leur enfant, et qu’ils s’occupent de faire sculpter sur une médaille, appelée Dùshtivém, le plus souvent en shopvém, parfois en tourbe séchée (tit. Tikén reshim) : s’ils ne sont pas à même de le faire, ils peuvent s’adresser à un artisan (Hëpshegtér). Le dùshtivém protègera l’enfant lors de sa naissance et pendant les premières années de sa vie.

L’enfant est censé(e) porter cette médaille au cou.

Anniversaire Modifier

Le rite de la baignade est ensuite repris à chaque anniversaire du Jour de naissance. Ce jour est fêté avec les proches et les amis. Pendant la saison chaude, la fête s’organise près d’un bassin d’eau (un lac ou la mer), symbole de vie et de spiritualité. La personne fêtée décide le moment dénommé « Milieu de la nuit » (Nithvés mashvénm), lorsque tout le monde se baigne pour s’unir à la nature et la remercier pour le don de la vie. Un feu de joie (Whegén weshvés, qui en titanien signifie aussi « Grande vie ») est toujours allumé pour se réchauffer et de façon symbolique.
Pendant la saison froide, l’événement a lieu chez la personne fêtée et reproduit le rite de la baignade, le plus souvent dans une rivière ou à la limite dans une cuvette.
Cette distinction a généré une question typique entre Titaniens, si l’on est nés « au froid » ou « au chaud »[1].

L’usage bureaucratique courant indique par Gepvés mëtkvénd le jour de naissance dans les passeports. Ce fait est dû sans doute à une traduction mot-à-mot fautive.

En occasion de ces événements, il est important de formuler un souhait pour la personne fêtée selon ce qu’on connaît de lui/d’elle. Des souhaits génériques ne sont pas prévus. Il/elle répond par un contre-souhait.

Notes et références Modifier

  1. En titanien : dér-mëtkén shinhom hosn këdhén hëhov vpivhén shinrvérd.

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